L’ERC entreprend une étude sur les tarifs en devise locale pour les contrats d’achat d’électricité

  • Date d'écriture
  • juillet, 2017

L’Energy Regulatory Authority (autorité de régulation de l’énergie, ERC) va entreprendre une étude dont le but est d’aider à résoudre les contraintes existantes quant aux sources de financement local dans les projets d’infrastructure du secteur de l’énergie.

Cette étude de 3 mois sera financée par la Technical Assistance Facility, société membre du Private Infrastructure Development Group (PIDG) pour un total de 20 millions de shillings kényans (Kshs). Le projet sera mis œuvre par GuarantCo, autre société membre du PIDG. GuarantCo a été fondé pour soutenir le développement de marchés financiers locaux dans des pays à faible revenu.

Le Directeur général intérimaire de l’ERC, Pavel Robert Oimeke, affirme que l’étude est conforme à l’objectif de la commission, qui est d’assurer un approvisionnement en électricité adéquat, de qualité, rentable et abordable par le développement de ressources locales.

« Un des principaux défis auxquels fait face le secteur de l’énergie est le manque d’options de financement approprié et abordable et de motivations assez attrayantes pour mobiliser les investissements dans les infrastructures énergétiques. Cette étude aidera à libérer le potentiel du secteur tout en réduisant les coûts pour le consommateur final », déclare M. Oimeke.

Traditionnellement, la production énergétique au Kenya est un marché dollarisé appuyé par les agences de développement et des bailleurs internationaux dont les bilans sont en dollar, bien que l’Initiative de l’énergie renouvelable sud-africaine (SARi) démontre parfaitement que les financements peuvent être trouvés sur le marché local.

Samuel Chasia, Directeur exécutif de GuarantCo, estime que les financements en devises locales implique de recycler les économies d’un pays de manière productive plutôt que d’augmenter le poids de sa dette extérieure. M. Chasia a également déclaré que le vide financier en matière d’infrastructures au Kenya est large et grandissant, estimé d’être de l’ordre de 300 à 400 milliards de Kshs (3 à 4 milliards de dollars US).

« Le secteur privé doit participer et cette participation doit se faire en devises locales. Les revenus des projets d’infrastructure sont généralement en devise locale. Il est donc logique de financer les projets avec la même devise puisque cela réduira les risques de change qui peuvent être particulièrement punitifs, comme nous l’avons vu l’année dernière », déclare M. Chasia.

Ce dernier estime que de passer de 90 Kshs/USD à 105 Kshs/USD se traduit par une inflation de 15 % du montant des versements, coût qui est souvent imputé aux consommateurs.

« Toute réduction du tarif de consommation engendrera un approvisionnement en électricité abordable et offrira un avantage durable aux consommateurs, y compris les entreprises et les industries du Kenya, et particulièrement dans le secteur manufacturier. Grâce à la création d’un plus grand nombre d’emplois, elle contribuera à la croissance économique du pays », dit M. Chasia.

Selon GuarantCo, à un niveau conceptuel, l’obtention de financements en devise locale permettrait de réduire l’impact de l’ajustement de la variation des taux de change (Foreign Exchange Fluctuation Adjustement, FERFA), bien que l’impact des différents taux d’intérêt et d’inflation devrait également être pris en compte dans la dernière génération de tarifs et répercuté sur le tarif de consommation.

GuarantCo note que les marchés de capitaux d’emprunt des banques locales se sont considérablement élargis et approfondis depuis le financement des premiers projets énergétiques indépendants.

« La gestion des fonds de pension au Kenya contrôle plus de 800 millions de Kshs en actifs sous gestion. Les fonds recueillis doivent être investis de façon à garantir une rétribution sur plusieurs années. Les infrastructures se présentent donc comme la destination logique de ces fonds », déclare M. Chasia.

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